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IHU reConnect : un futur plus à l’écoute 

L’IHU reConnect vise à transformer la prise en charge des troubles de l’audition et de la parole grâce aux dernières avancées en génétique, en neurosciences et aux technologies innovantes.

Un nouveau modèle pour la prise en charge des troubles auditifs

L’Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) reConnect, nouvellement lancé, ambitionne de transformer la prise en charge des troubles de l’audition et de la parole. Basé à Paris, cet IHU veut passer d’une médecine compensatoire à une médecine réparatrice en s’appuyant sur les avancées scientifiques dans les domaines de la génétique et des neurosciences. Soutenu par l’Institut Pasteur, l’Inserm, l’AP-HP, l’université Paris Cité, et la Fondation Pour l’Audition, reConnect réunit plus de 300 chercheurs et cliniciens, en collaboration avec des partenaires industriels et des associations de patients, pour améliorer le quotidien de milliers de personnes.

Anne-Lise Giraud, directrice de l’IHU reConnect, explique que les implants cochléaires ont été une avancée majeure. Désormais, de nouvelles approches, comme la thérapie génique et les implants optogénétiques, ouvrent la voie à la guérison de la surdité. Elle précise : « nous avons des approches révolutionnaires comme la thérapie génique, déjà en essai clinique, pour traiter la surdité chez l’enfant, ainsi que les nouvelles générations d’implants électriques et optogénétiques qui stimulent les neurones auditifs par la lumière. » Ces approches, en cours de tests, laissent entrevoir un avenir où la surdité pourrait être non seulement palliée, mais guérie.

Selon le Pr Yann Nguyen, directeur clinique de l’IHU reConnect, la collaboration entre cliniciens, industriels et associations permet de mettre le patient au centre de la recherche, tout en favorisant des avancées notables en thérapie génique, chirurgie robotisée et dépistage auditif. Les cohortes de patients permettront également d’identifier des gènes ou biomarqueurs spécifiques pour prévenir, voire stopper, des troubles tels que la presbyacousie et les acouphènes, qui affectent près de 10 % des Français.

Un axe sur la formation, la prévention, et des actions concrètes pour la médecine de demain

En plus de la recherche et des soins, l’IHU se donne pour mission de sensibiliser le grand public et les professionnels. Les formations pour étudiants et cliniciens sont essentielles pour accélérer la diffusion des nouvelles connaissances. Anne-Lise Giraud ambitionne aussi d’introduire une médecine d’urgence de l’audition, similaire aux défibrillateurs disponibles dans les lieux publics, pour prendre en charge rapidement les surdités soudaines.

Le parrain de l’IHU reConnect, le chanteur et musicien Thomas Dutronc, souligne l’importance de ce projet : « la musique est un puissant vecteur de connexion humaine, et chaque voix mérite d’être entendue. Avec reConnect, nous pouvons améliorer la qualité de vie des personnes touchées par ces troubles. »

Mettre les troubles auditifs au centre du débat public

Anne-Lise Giraud souligne l’importance de mettre les troubles auditifs au centre du débat public, particulièrement alors que l’OMS estime qu’une personne sur quatre pourrait être touchée par des problèmes d’audition d’ici 2050. Le Pr Claire Paquet, directrice scientifique de l’IHU, explique : « nous adoptons une approche transversale, de l’oreille externe au cerveau, et réunissons toutes les disciplines, toutes les maladies, des plus rares aux plus courantes. Notre but est de faire tomber les barrières entre spécialités pour proposer une prise en charge globale des troubles de l’audition et de la parole. »

L’IHU reConnect en quelques mots

  • Premier pôle d’excellence européen sur les troubles de l’audition et de la parole, soutenu par le plan France 2030.

  • Dirigé par Anne-Lise Giraud, avec le soutien d’Anne-Dominique Lodeho-Devauchelle, Claire Paquet et Yann Nguyen.

  • Objectif : Favoriser la recherche translationnelle, c’est-à-dire les innovations qui bénéficient directement aux patients.

L’IHU reConnect est porteur d’un espoir immense pour les personnes concernées par des troubles auditifs et de la parole. En misant sur une médecine réparatrice et des innovations qui touchent directement la vie des patients, reConnect ouvre la voie à une meilleure prise en charge, pour que chacun puisse entendre et se faire entendre.

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Probiotiques et dépression : la science prouve-t-elle enfin leur efficacité ?

Une flore intestinale déséquilibrée pourrait favoriser la dépression. Des recherches suggèrent que les probiotiques et prébiotiques pourraient être une alternative ou un complément aux traitements traditionnels en influençant positivement la chimie du cerveau.

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La dépression est l’un des troubles mentaux les plus prévalents dans le monde, touchant près de 280 millions de personnes selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Si les traitements conventionnels incluent les antidépresseurs et la psychothérapie, une nouvelle voie de recherche suscite un intérêt croissant : le microbiote intestinal et la dépression. De plus en plus d’études révèlent que notre flore intestinale pourrait jouer un rôle clé dans la régulation de l’humeur et des émotions.

Le lien entre le microbiote intestinal et le cerveau

« L’intestin est souvent qualifié de ‘deuxième cerveau’ en raison de son influence sur notre état émotionnel et cognitif. » – Pr. John Cryan, neuroscientifique spécialiste de l’axe intestin-cerveau. (Source : Cryan JF et al., Nature Reviews Neuroscience, 2019)

Le microbiote intestinal est un ensemble de micro-organismes vivant dans notre tube digestif, composé de milliards de bactéries, virus et champignons. Ce système complexe joue un rôle essentiel dans la digestion, l’immunité et même dans la production de neurotransmetteurs comme la sérotonine, impliquée dans la régulation de l’humeur.

L’axe intestin-cerveau est une voie de communication bidirectionnelle impliquant le système nerveux entérique, le système immunitaire et des signaux chimiques transmis par le sang. Des déséquilibres dans la composition du microbiote, connus sous le nom de dysbiose intestinale, ont été associés à plusieurs troubles psychiatriques, y compris la dépression et l’anxiété.

Comment un microbiote déséquilibré pourrait favoriser la dépression

« Nous savons aujourd’hui que la dysbiose intestinale peut entraîner des réponses inflammatoires qui affectent directement le cerveau et prédisposent à la dépression. » – Dr. Ted Dinan, psychiatre et expert en psychobiotique. (Source : Dinan TG et al., Neurotherapeutics, 2016)

Un microbiote intestinal déséquilibré peut influencer la production de neurotransmetteurs essentiels à la régulation de l’humeur. Par exemple, 90 % de la sérotonine de l’organisme est produite dans l’intestin. Une altération de certaines souches de bactéries peut entraîner une baisse de cette production, augmentant ainsi le risque de troubles dépressifs.

Par ailleurs, une flore intestinale perturbée peut provoquer une inflammation chronique de bas grade, favorisant la libération de cytokines pro-inflammatoires qui affectent directement le fonctionnement neuronal. Cette inflammation est aujourd’hui reconnue comme un facteur majeur dans le développement de la dépression.

Les probiotiques et les prébiotiques peuvent-ils aider à lutter contre la dépression ?

« L’utilisation de probiotiques spécifiques pourrait devenir une alternative ou un complément aux antidépresseurs, en modulant positivement la chimie du cerveau. » – Dr. Emeran Mayer, gastro-entérologue et expert en neurosciences. (Source : Mayer EA, Psychosomatic Medicine, 2011)

Face à ces constats, les chercheurs explorent l’utilisation de probiotiques (micro-organismes bénéfiques) et de prébiotiques (substances favorisant leur croissance) pour rétablir un équilibre intestinal optimal. Plusieurs études cliniques ont montré qu’une supplémentation en probiotiques pouvait amélirer l’humeur et réduire les symptômes dépressifs, notamment en modulant la production de neurotransmetteurs et en réduisant l’inflammation.

Une alimentation riche en fibres, en aliments fermentés et en oméga-3 favorise également un microbiote sain, ce qui pourrait indirectement jouer un rôle protecteur contre la dépression. 

Les limites et perspectives de cette approche

« Nous sommes encore loin d’une médecine de précision basée sur le microbiote, mais les résultats actuels ouvrent une nouvelle ère pour la psychiatrie nutritionnelle. » – Pr. Felice Jacka, chercheuse en psychiatrie nutritionnelle. (Source : Jacka FN et al., American Journal of Psychiatry, 2017)

Malgré les avancées prometteuses, le lien entre microbiote intestinal et dépression reste un domaine de recherche en pleine exploration. Les études actuelles montrent des résultats encourageants, mais des essais à plus grande échelle sont nécessaires pour confirmer l’efficacité des interventions ciblées sur le microbiote.

D’autre part, chaque individu possède une composition microbienne unique, ce qui signifie que l’influence du microbiote intestinal sur la dépression peut varier d’une personne à l’autre. Cette diversité rend la mise en place de traitements standardisés plus complexe. L’avenir de cette approche pourrait donc passer par une médecine personnalisée, adaptée au profil microbien de chaque patient.

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Mentalo : une coach mobile pour aider les ados à préserver leur santé mentale

Mentalo, une application innovante dédiée aux adolescents, offrant des outils personnalisés et validés par des experts pour les aider à gérer leur bien-être mental.

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Un adolescent sur sept souffre d’un trouble mental selon l’OMS. Dans ce contexte, Mentalo, une application innovante créée en 2023 par une équipe de psychologues, d’ingénieurs et d’éducateurs spécialisés, se présente comme une solution inédite pour accompagner les jeunes dans leur bien-être psychologique. Accessible sur Android et iOS, Mentalo combine technologie et expertise pour répondre aux besoins croissants des adolescents en matière de santé mentale.

Une solution sur-mesure pour les adolescents

Mentalo a été spécialement pensée pour aider les jeunes à gérer les émotions difficiles et à surmonter les troubles psychologiques courants. L’application offre des outils personnalisés et intuitifs, adaptés aux défis spécifiques de cette tranche d’âge. Qu’il s’agisse de suivre ses émotions, de réduire le stress ou de mieux comprendre ses pensées.

Les troubles les plus fréquents chez les jeunes

Les statistiques révèlent une réalité préoccupante : l’anxiété, la dépression, le stress chronique ou encore les troubles du comportement alimentaire (TCA) touchent de plus en plus d’adolescents. Ces troubles, souvent aggravés par la pression scolaire, les réseaux sociaux et le manque de sommeil, nécessitent une attention particulière.

Mentalo permet de cibler ces problématiques en offrant des solutions concrètes :

  • Suivi des émotions via un journal numérique.
  • Techniques de gestion du stress comme la méditation et la respiration guidée.
  • Communauté sécurisée où les adolescents peuvent échanger dans un espace modéré par des experts.
  • Ressources éducatives pour comprendre et appréhender des sujets complexes liés à la santé mentale.

Un outil complémentaire et validé par des experts

Développée en collaboration avec des professionnels de santé mentale, Mentalo garantit des contenus fiables et des fonctionnalités basées sur des approches reconnues. Mais il convient de précier que cette application aussi aidante soit-elle, ne remplace pas un suivi psychologique ou psychiatrique. « En cas de détresse persistante ou de troubles graves, il est indispensable de consulter un professionnel », rappellent les créateurs.

Une réponse moderne à un problème urgent

Avec l’augmentation constante des troubles mentaux chez les jeunes, Mentalo apporte une solution moderne et accessible. Sa simplicité d’utilisation et son approche adaptée aux besoins des adolescents en font une initiative unique dans le domaine de la santé mentale.

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La vasectomie en France : un tournant dans la contraception masculine

La vasectomie connaît une adoption croissante en France avec une multiplication par 15 du nombre d’interventions entre 2010 et 2022, reflétant un changement de mentalité.

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La vasectomie en France : un tournant dans la contraception masculine

La vasectomie, méthode de stérilisation masculine, connaît une croissance fulgurante en France. Entre 2010 et 2022, le nombre annuel de vasectomies a été multiplié par 15, passant de 1 940 à 30 288 interventions, selon l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Cette augmentation reflète un changement des mentalités sur la contraception masculine et la responsabilité partagée.

L’efficacité contraceptive de la vasectomie : presque infaillible

La vasectomie est une des méthodes contraceptives les plus efficaces, avec un taux d’échec inférieur à 0,6 %. Comme le mentionne le Dr Michel Lagrange dans son livre La Contraception Masculine : Vers une Nouvelle Répartition des Rôles (Éditions Santé Publique, 2018), « La vasectomie offre une solution quasi définitive avec un très faible risque de grossesse accidentelle ». Cependnt, il est important de noter que l’effet n’est pas immédiat : une période d’environ trois mois et une trentaine d’éjaculations sont nécessaires avant de considérer la contraception comme effective. Un spermogramme est également requis pour vérifier l’absence de spermatozoïdes et garantir l’efficacité de l’intervention.

Complications post-opératoires : risques mineurs mais existants

Bien que la vasectomie soit généralement sûre, des complications mineures peuvent survenir. Selon les données de l’association Urofrance, les taux d’hématomes varient entre 1,9 % et 12,2 %, tandis que les infections postopératoires sont relativement rares, entre 0,2 % et 1,5 % des cas. De plus, certaines personnes peuvent souffrir de douleurs scrotales chroniques, bien que ces cas restent peu fréquents.

Comme l’évoque le Dr Sophie Morel dans son ouvrage Contraception et Société : Défis et Perspectives (Éditions Médicales, 2020), « Les risques de complications sont faibles, mais il est essentiel que les patients soient bien informés avant de prendre leur décision ». L’information précise et une discussion ouverte avec un professionnel de santé sont donc primordiales.

Qu’est-ce que la vasectomie ?

La vasectomie est une intervention chirurgicale qui vise à rendre un homme stérile en coupant ou bloquant les canaux déférents, empêchant ainsi les spermatozoïdes de se mélanger au sperme. C’est donc une méthode de contraception définitive pour les hommes qui ne souhaitent plus avoir d’enfants.

Réversibilité, efficacité et effets secondaires de la vasectomie : ce qu’il faut savoir

La vasectomie est une méthode de contraception masculine très efficace, avec un taux d’échec inférieur à 0,6 %, ce qui en fait une des options les plus fiables pour les hommes souhaitant une solution contraceptive définitive. Comme le souligne le Dr Michel Lagrange dans son livre La Contraception Masculine : Vers une Nouvelle Répartition des Rôles (Éditions Santé Publique, 2018), « la vasectomie offre une solution quasi définitive avec un très faible risque de grossesse accidentelle ». Toutefois, il est important de noter que l’effet de la vasectomie n’est pas immédiat, et un spermogramme est nécessaire pour confirmer l’absence de spermatozoïdes dans le sperme.

Bien que la vasectomie soit généralement considérée comme une méthode permanente, une opération de renversement, appelée vasovasostomie, est parfois possible. Cependant, le succès de cette opération n’est pas garanti, et il est préférable de considérer la vasectomie comme une méthode irréversible.

Les effets secondaires de la vasectomie sont généralement mineurs et incluent des risques tels que des hématomes, des infections ou des douleurs scrotales. Ces complications restent rares et peuvent être gérées efficacement avec un suivi médical approprié. La majorité des patients se rétablissent rapidement sans conséquences à long terme.

Vasectomie vs stérilisation féminine : un équilibre qui change

Historiquement, la stérilisation féminine a été la méthode de prédilection pour la contraception définitive. Entre 2010 et 2022, la France a compté 398 080 stérilisations féminines contre 109 544 vasectomies. Toutefois, une tendance intéressante émerge : en 2021 et 2022, le nombre de vasectomies a surpassé celui des stérilisations féminines. Cette évolution montre un changement des dynamiques au sein des couples et une responsabilité contraceptive qui tend à être mieux partagée.

En comparaison, la stérilisation féminine est une intervention chirurgicale plus invasive, avec un temps de récupération plus long et des risques de complications plus élevés. Pour de nombreux couples, la vasectomie est perçue comme une option plus simple et moins risquée, ce qui pourrait expliquer la hausse de son adoption.

Pourquoi choisir la vasectomie plutôt que la stérilisation féminine ?

La vasectomie est moins invasive que la stérilisation féminine, elle présente moins de risques de complications, un temps de récupération plus court et est souvent perçue comme une solution plus simple pour atteindre une contraception définitive. Pour les hommes qui souhaitent s’impliquer activement dans la gestion de la contraception, la vasectomie représente une option intéressante. Toutefois, il est essentiel de s’informer sur les implications, les effets secondaires possibles et l’engagement à long terme que représente cette méthode. La tendance est claire : la contraception masculine progresse, et la vasectomie en est un pilier majeur.

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